Colin G.

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« TRENTE-SIX VUES », REGARDS SUR UNE PERIPHERIE URBAINE (2012)
A l’ESt de Nîmes un chantier important voit l’érection d’une Smac (scène de musiques actuelles). Tel un grand cétacé métallique échoué sur la grève, le bâtiment ultramoderne semble posé par erreur au milieu d’un territoire qui ne l’attend pas, et dont les habitants, les commerçants, les aviateurs, les joggeurs, les conducteurs et les simples passants doivent se demander quel est cet étrange mastodonte. Mais la baleine branchée restera-t-elle isolée sur son îlot musical ou s’immergera-t-elle dans le quartier qui la reçoit ? Les habitants et travailleurs de ce quartier périphérique entendront-ils son chant, ou celui-ci sera-t-il réservé aux explorateurs et voyageurs de la musique, arrivant des centres urbains alentours ? Par ailleurs l’animal spectaculaire annonce-t-il la transformation du territoire en un écosystème urbanistique visionnaire, ou constitue-t-il une pièce supplémentaire au patchwork local ?
Le travail photographique présenté est le résultat d’une déambulation autour du chantier, au travers des différents espaces d’activité et de vie. Il fixe l’irruption de l’élégant cachalot dans un environnement dont les occupants semblent garder pour l’instant leurs habitudes et identités. A la façon de la série d’estampes « les 36 vues du Mont Fuji » du japonais Hokusai (XIXème siècle), dans lesquelles la représentation de la montagne sacrée placée en arrière-plan est en fait comme un prétexte pour dépeindre au premier plan des scènes de vie du quotidien des hommes et de la nature, il s’agit ici de traiter de l’environnement de la Smac, plus que de la Smac elle-même. Ce portrait « en creux » de la sirène rouge, s’est également nourri des conversations engagées chemin faisant avec les personnes rencontrées.

Colin G. s’engage assez jeune au service de l’Etat (nouvelles technologies, développement des territoires ruraux, environnement…). Après une dizaine d’année il entame des études artistiques, qui aboutissent à l’obtention d’une licence d’arts plastiques, et d’un diplôme national d’arts plastiques.

Colin G. participe à partir de 2011 à ses premières expositions collectives. Dans ses travaux plastiques, Colin G. compose souvent à partir des représentations d’autrui sur un thème, privilégiant ainsi le ricochet au traitement frontal de l’objet. Cette participation des autres au processus de création est pour lui une façon de faire du lien entre l’art et la société.

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