Place aux Herbes, Nîmes

« Le banc public

N’empêche que Brassens avait bel et bien raison

Les amoureux ont l’air bien sympathique

Là… enlacés comme un couple de jeunes cons

Sur ce petit banc public

Tout graffité, tout abîmé, tout usé

Pourtant jamais je n’avais vu pareil objet

Au milieu d’une ville où tout le monde s’évite

Lui est là pour tous les amoureux en fuite

Plein de petites gravures, gage d’amour éternel,

On aurait dit un marin qui se serait tatoué

Tous ses amours qui depuis se sont fait la belle

Mais dont il garde un souvenir hébété.

Ainsi, je garde le souvenir de ce banc de bois

Qui aura toujours eu pour moi

Cette valeur de refuge, de protection

Qui lui vaut de ma part toute cette admiration

Un banc pour se dire je t’aime,

c’est pas grand-chose…

Mais quand on est jeune cela suffit largement,

Nul besoin de dîner aux chandelles,

de grands bouquets de roses

Mais juste de ce petit nid et de bons sentiments. »

Luc

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Carte

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