Carré d’Art

L’équipe de Regards de jeunes vous invite tout au long de ces pages à vivre ou revivre avec eux, ce voyage en sons, en images, en sensations, à travers les villes du monde.

 

Nîmes vu par Colin G.

« Trente-six vues, regards sur une périphérie urbaine (2012)», exposition photographique de Colin G.

 » A l’Est de Nîmes un chantier important voit l’érection d’une Smac (scène de musiques actuelles).

J’ai décidé de réaliser un travail photographique quasi-documentaire de la zone autour de la Smac, et traiter ainsi en creux l’insertion culturelle et architecturale de ce projet.  j’ai pensé à la série de Hokusaï «les  trente-six vues du Mont Fuji » réalisée au XIXème siècle par le célèbre artiste japonais.

 Il rend hommage dans ces estampes au mont sacré dans la mesure où ce dernier est présent de manière plus ou moins lointaine sur toutes les images. Sa série apparait en fait comme un prétexte pour dépeindre des scènes de vie variées du quotidien des hommes en lien avec la nature et les saisons. Dans cet esprit, j’ai décidé de photographier des lieux environnants selon des points de vue d’où la Smac serait visible. Issues d’une déambulation autour du chantier, ces photographies sont assorties de commentaires d’habitants et usagers du quartier ». Colin G.

« Pendant la soirée d’ouverture du mois du film documentaire,nous rencontrons Colin G. Il nous parle de son travail de photographe, de ses inspirations. »

Interview de ColinG

Interview par Adrien, Patrick et Amaury, Regards de Jeunes.
cabaret-bis

cabaret-bis © Colin G.

passerelle © Colin G.

travaux © Colin G.

Trieste et Nîmes vus par Yann Sinic et Nathalie Combe

La soirée d’ouverture consacrait le travail de Yann Sinic et Nathalie Combe, cinéastes indépendants qui développent des films proches de l’essai. Depuis leur première collaboration, leurs films sont ancrés dans le paysage urbain. Installés dans le Gard, Yann Sinic et Nathalie Combe diffusent leurs films partout dans le monde, à la télévision et dans les festivals internationaux et rencontrent un succès grandissant. Sont programmés leur premier et leur dernier film.
Pour mieux connaître Yann Sinic et Nathalie Combe et leur travail, lire ici.

La conscience de SvevoYann Sinic et Nathalie Combe, 2000, 42 min. 

Portrait intime de l’écrivain italien Italo Svevo, originaire de Trieste.                         

 

 

Yann Sinic et Nathalie Combe ont été invité à présenter leur film à Trieste en mars 2012, à l’occasion du 150ème anniversaire de la naissance d’Italo Svevo. Les voici déambulant dans la ville, sur les trace de l’écrivain.

Pour accompagner le film La conscience de Svevo, Karin Espinosa, auteur et lectrice à voix haute, spécialiste de la littérature italienne, a créé un texte pour la soirée. Elle  s’inspire et cite des textes d’Italo Svevo, d’Umberto Saba et de Claudio Magris.  Elle a lu ce texte, évoquant Triestre et son amour pour cette ville.

« Trieste, vingt ans après, une guerre plus tard

La prima volta. C’è sempre una prima volta.
La première fois. Il y a toujours une première fois dans un pays, dans une ville. Un endroit dont tu te souviens… » Lire la suite

Pour mieux connaître Karin Espinosa, lire ici

« Suite à la projection, Karin Espinosa nous parle du film et de l’écrivain auquel il est consacré, Italo Svevo. »

Intervention de Karin Espinosa

Interview par Patrick et Amaury, Regards de Jeunes.

 

Les Mondes Interieurs

Les Mondes Interieurs

Les mondes intérieurs, Yann Sinic et Nathalie Combe, 2012, 45 min.
Dans ce monde où l’on vit constamment avec la peur de l’exclusion, il faut se montrer performant, autonome et invulnérable. Et si l’on ne cadre pas avec les critères de valeur contemporains ?

Un essai documentaire sur la solitude moderne.
Film tourné à Nîmes.

« Yann Sinic évoque pour nous son dernier film qui traite des thèmes de la solitude moderne, des critères de valeurs aujourd’hui, à partir de rencontres et de tranches de vies … »

Interview de Yann SINIC

Interview par Patrick et Marion, Regards de Jeunes.

 

« Les mondes intérieurs… Il y a l’idée de bulle… De communication qui vous broie le cerveau…. De là m’est revenu le poème de  Baudelaire avec ses métaphores brutales, ses contrastes : les abysses côtoient la lumière comme souvent chez Baudelaire. » Marion.

l’amour et le crâne

Interprétation libre du poème L’Amour et le crâne de Charles Baudelaire tiré du recueil Les Fleurs du mal, par Patrick et Marion, Regards de jeunes.

« L’Amour est assis sur le crâne
De l’Humanité,
… »
Lire la suite

 

Paris vu par George Perec et Robert Bober

En remontant le rue Vilin, Robert Bober, 1992, 48 min.
De 1969 à 1975, Georges Perec se rend chaque année dans la rue Vilin, à Ménilmontant et dans le cadre d’un livre en cours, provisoirement intitulé « Lieux », en entreprend la description. C’est la rue où il vécut les six premières années de son enfance. Cette rue, classée îlot insalubre a depuis disparu. Elle se reconstitue alors devant nous comme dans un puzzle. Le film est tout à la fois la reconquête d’un espace de vie, une réflexion sur le regard et un hommage de Robert Bober à son ami Georges Perec.

Le film est accompagné par Jean-Yves de Lépinay, directeur des programmes du Forum des Images à Paris.

Jean-Yves de Lépinay

Intervention de Jean-Yves de Lépinay

Interview par Patrick et Vanessa, Regards de Jeunes.

Jean-Yves de Lépinay et le public de l'auditorium

« C’est à la manière de Georges Perec que nous remontons la rue de la Tour Magne, décrivant ce qui nous entoure, détaillant ce qui nous paraît marquant. Notre ascension prend fin en haut de la tour, qui nous offre une autre vision de Nîmes. »

Photographies et diaporama réalisés par Regards de jeunes.

 

Paris vu par Agnès Varda

Opéra Mouffe, Agnès Varda, 1958, 16 min.
« L’Opéra-Mouffe », c’est le carnet de notes d’une femme enceinte dans le quartier de la Mouffe (la rue Mouffetard, à Paris).

Daguerréotypes

Daguerréotypes, Agnès Varda, 1975, 70 min.
« Daguerréotypes » n’est pas un film sur la rue Daguerre, pittoresque rue du 14e arrondissement, c’est un film sur un petit morceau de la rue Daguerre, entre le n°70 et le n°90, c’est un document modeste et local sur la majorité silencieuse, c’est un album de quartier, ce sont des portraits stéréo-daguerréotypés, ce sont des archives pour les archéo-sociologues de l’an 2975. C’est mon Opéra-Daguerre. »
Agnès Varda

Les films sont présentés par Bernard Bastide, enseignant chercheur en cinéma et ancien assistant d’Agnès Varda.
« Né en 1961 à Nîmes (Gard), Bernard Bastide vit à Paris… »Lire la suite

séance accompagnée par Bernard Bastide

Dominique Rousselet et Bernard Bastide

« Bernard Bastide accepte de répondre aux questions de Regards de jeunes et nous raconte sa relation à Agnès Varda, et l’impact de ses films dans le monde du cinéma. »

Interview de Bernard Bastide

Interview par Patrick et Marion, Regards de jeunes.


« Nous allons à la séance consacrée à Agnès Varda et découvrons des films étonnants. Une notion du temps très différente du cinéma actuel et un univers lié à sa génération. »

séance Agnès Varda

Salle comble

séance accompagnée par Bernard Bastide

Bernard Bastide

extrait de l’intervention de Bernard Bastide sur les films d’Agnès Varda

 Enregistrements et photos Interview par Patrick, Marion et Amaury, Regards de jeunes.

 

Nous profitons de cette rencontre autour d’Agnès Varda pour proposer une sélection de documents extraits du fonds Agnès Varda de Carré d’art bibliothèques, constitué par Bernard Bastide : articles, photographies, affiches, textes manuscrits. Cette collection est à découvrir ici.

 

Marseille vu par Valérie Jouve et Zagreb vu par Igor Grubic et Renata Poljak

Première participation du musée d’art Carré d’Art bibliothèques au Mois du film documentaire. Les films ont été choisis et présentés par Jean-Marc Prévost, directeur du musée.

Grand littoral, Valérie Jouve,  2003, 20 min. 
Banlieue de Marseille. Des femmes, des hommes, des enfants se croisent en marchant sur les collines surplombant des cités HLM, sur des passerelles d’autoroute ou de voie ferrée. Au cœur de leurs itinéraires, un centre commercial où circulent voitures et caddies. Sans commentaire, sur une bande son qui répercute les bruits de la ville, Valérie Jouve livre l’instantané onirique d’un territoire urbain hostile.

Grand littoral

Pour mieux connaître Valérie Jouve et son travail, ici et (présentation complète de son travail par la gallerie Xippas, Paris).

« Pour illustrer Grand Littoral,  des sons de mer me paraissent logiques : c’est ce que le titre m’évoque. J’y ajoute ensuite des sons urbains, hostiles, qui rendent bien le paradoxe sonore d’une ville en bord de mer : Entre sérénité et agressivité. »

Grand littoral

Création sonore proposée par Marion, Regards de jeunes.

Dans le cadre de la saison croate en France, le musée propose la présentation de deux artistes qui questionnent des données liées à l’histoire, à l’héritage des utopies modernistes et développent un art engagé dans une réalité politique et culturelle d’une grande complexité.

Igor Grubic : Né à Zagreb en 1969 Igor Grubic est connu pour sa réflexion et son activisme dans l’espace public et ses nombreuses interventions in-situ.
Pour mieux connaître Igor Grubic et son travail, Lire ici.

east side stories

East side stories

East Side Stories, 2006-2008, 14 min. 
Le film est basé sur la répression de la Gay Pride à Zagreb et à Belgrade en 2002 par des groupes néo-nazis. L’œuvre est composée d’images télévisuelles reprenant les évènements et  d’une performance chorégraphique les  réinterprétant.

Capitalism follows socialism, 2012, 10 min.
Dans ce film l’on suit plusieurs personnes dans les rues de Zagreb qui ramassent de la nourriture ou des objets dans les poubelles de la ville. Si l’image des queues devant les magasins à l’époque du communisme nous sont restées en mémoire elles sont très vite remplacées par celles des nouveaux prolétaires à l’ère du capitalisme.

Renata Poljak : Renata Poljak, née en 1974 à Split, mêle dans ses vidéos des éléments biographiques et documentaires afin d’explorer les problématiques sociales comme la condition des femmes, l’immigration et le changement radicale des valeurs à l’ère du capitalisme.
Pour mieux connaître Renata Poljak et son travail, Lire ici.

Great expectations

Great expectations

Great expectations, 2005, 17 min.
Le film montre les transformations de l’architecture croate a subie durant les dix dernière années. Parallèlement se développe le récit de l’histoire d’une famille patriarcale dalmate sur trois générations associée aux traumatismes sociaux et individuels liés du passage liés aux changements politiques et sociaux du pays.

« Beaucoup de monde s’est déplacé pour cette séance. Ne connaissant pas bien ces réalisateurs, nous attendons avec impatience la présentation de Jean-Marc Prévost, conservateur du Carré d’art. »

Photo de la séance du 29-11

Beaucoup de monde à l'auditorium du Carré d'art

Presentation des films par Jean Marc PREVOST, conservateur du Carré d’Art de Nimes

Dominique Rousselet et M Prévost

Dominique Rousselet et Jean-Marc Prévost

« Jean-Marc Prévost, conservateur du Carré d’art de Nîmes et auteur de catalogues d’exposition et de plusieurs ouvrages sur l’art contemporain, a accompagné la séance dédiée à son film. Après la projection, il a répondu aux questions des spectateurs. Regards de jeunes vous livre cet échange. »

Extrait du débat après la projection

Réactions de spectateurs 

Enregistrement de Marion et Amaury, Regards de jeunes.

 

Kaboul vu par les Ateliers Varan

« Dans les rues de Kaboul » : trois films documentaires réalisés par les élèves des Ateliers Varan à Kaboulen 2011, co-produits par Pages & Images Productions et La Huit Production et coordonnés par les Ateliers Varan.
Pour mieux connaître le projet des Ateliers Varan à Kaboul, lire ici.

Les rues de Kaboul ne sont pas tout à fait comme toutes les rues des villes du monde. La présence discrète de la mort, qui frappe partout et n’importe quand, en fait l’un des endroits les plus dangereux au monde. Pourtant, quelle que soit la violence, la peur, les drames et les traumatismes vécus, la vie reprend toujours le dessus. Ce lointain décor pour nous est le quotidien des réalisateurs, ils y vivent.

Check Point

Check Point

Check Point, Hamed Alizadeh, 2011,
29 min.

Au principal rond-point à l’entrée de Kaboul, un poste de police a été installé. Des conteneurs sont posés au bord de la route dans lesquels quinze policiers en faction travaillent, mangent et dorment.

 

Petite Afghanistan

Petite Afghanistan

Petite Afghanistan, Basir Seerat, 2011,
30 min.

Une longue rue d’un quartier populaire, où les anciennes calèches, qui font taxis, côtoient une circulation automobile intense. Des conflits incessants opposent les deux mondes, le moderne et l’ancien.

nuit de poussière

Nuit de poussière

Nuit de poussière [Dusty Night], Mohammad Ali Hazara, 2011, 20 min.
Ombres parmi les ombres, les balayeurs de nuit de Kaboul déplacent une lourde poussière le long d’une avenue (métier sisyphéen qui en dit long sur l’état du pays). Images arrachées à la poussière et à la nuit, dans les phares des voitures, à la lueur d’une boutique, ou d’une pompe à essence.

Quelques photos prises lors du tournage des films :

Les films sont accompagnés par Youssef Charifi, directeur de Pages & Images productions, co-producteur des films.

Présentation de la séance par Youssef CHARIFI, directeur de Pages et Images production

Extrait du débat après la séance

Enregistrements de Patrick et Amaury, Regards de jeunes.
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Carte

Mois du film documentaire "Villes en vue".